Les énergies de saison

L'être humain subit, comme les plantes, l'influence des saisons. En prenant les pouls (à la manière chinoise) on peut distinguer facilement l'énergie bondissante du printemps, l'énergie de surface de l'été, l'énergie profonde de l'hiver... et une autre énergie qui semble contenir toutes les saisons : c'est la “toutes saisons“ (5ème saison), l'énergie centrale. Toujours présente, sous-jacente, elle se manifeste plus spécifiquement à chaque changement de saison.

Chaque saison détermine une ambiance très caractéristique, bien relevée par les poètes : «Les sanglots longs des violons de l'automne, blessent mon coeur d'une langueur monotone...» Cette ambiance nous touche profondément, même si nous n'en sommes pas conscients. Plus encore, elle affecte particulièrement certains fonctionnements en nous. Ces fonctions vitales ont été repérées en énergétique chinoise. Elles sont désignées par un nom symbolique, souvent celui d'un organe en lien avec cette fonction qui est plus large. Par exemple la fonction “Gros Intestin“ qui est l'énergie d'élimination, de nettoyage est aussi l'énergie de l'accouchement.

Les caractéristiques particulières de chaque saison vont donc nous permettre de bien «assaisonner» notre pratique de yoga. Ces variations saisonnières vont colorer de manière très riche notre attention à la vie et élargir notre conscience trop engluée dans le petit monde de nos “pré-occupations“.


Cinq essences, cinq éléments, cinq mouvements, cinq saisons...

Dans la vision la plus globale de la Réalité, l'énergie est UNE. Cette Énergie se diversifie de mille manières dans la manifestation. En occident, dans l'alchimie, les anciens l'ont synthétisé en distinguant quatre aspects essentiels de l'énergie qu'ils ont désigné par les symboles : Terre, Eau, Feu et Air. Puis ils ont manifesté l'unité secrète de ces quatre essences en parlant de “la quintessence“. Dans leur démarche de transmutation de la matière, ils parlent des cinq éléments. Pour souligner l'aspect énergétique de ces cinq éléments, les chinois disent cinq mouvements qu'ils associent aux “cinq“ saisons.

Dans les degrés de la Manifestation, du plus subtil au plus dense tels que nous la présentent le Samkhya et le Yoga on retrouve les cinq essences (Tanmatra), les cinq éléments subtils (Mahabhuta), les cinq sens de connaissance (Jñanindriya) et les cinq sens d'action (Karmendriya). On y joint aisément les Chakra.
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L’ambiance d’automne

Quand s’avance l’automne, les forêts s’embrasent, les arbres se parent de leurs plus belles couleurs.
La lumière dorée baigne le paysage d’une vibration palpable. C’est la saison des fruits, des vendanges, des labours...
C’est aussi la mise en terre des graines, le temps où tout arbre prend racine.
Avec la Toussaint vient le moment de se relier aux ancêtres. Les pleurs, la tristesse et une certaine mélancolie peuvent conduire à la nostalgie et à l’ouverture à l’au-delà. Les jours raccourcissent rapidement et fraîchissent. Ils nous invitent à retrouver la douceur de vivre à l’intérieur.
Les brumes et brouillards matinaux nous plongent dans le mystère de la vie. C’est le temps des poètes, de la rêverie, de l’imagination... C’est le temps des projets.

Mouvement descendant

L'énergie d'automne est descendante, comme le mouvement de la sève qui, en cette saison, se retire vers les racines. «À la Ste Catherine, tout arbre prend racine.» Ce retour de la sève vers la terre a lieu quand tombent les pommes, et quand «la feuille d'automne, emportée par le vent....en rondes monotones tombe en tourbillonnant...» Dans la pratique du yoga, on prend conscience du mouvement descendant de la circulation de l'énergie pour s'enraciner. Puis on équilibre avec le ressenti des 2 mouvements, descendant et ascendant.


Saison de mouvement

C'est une saison de mouvement : les jours raccourcissent très vite, brassant plus fort les énergies en nous. La nature le manifeste au passage de l'équinoxe (jour égal à la nuit), par les grandes ampleurs de marée. L'influence de la lune à cette période ne s'adresse pas qu'aux océans. Les personnes sensibles peuvent être particulièrement “remuées“ durant cette saison d'énergie descendante. C'est la “prise de terre“ qui doit en être le remède spécifique, en insistant sur la conscience des pieds et du bassin...
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"L'ambiance d'hiver" :

L'hiver tout se passe dans la profondeur : tout se recentre vers notre énergie vitale essentielle. Pour les plantes (grand corps) il y a repos extérieur de la nature, tout semble immobile et mort, alors qu'il y a un travail intense à l'intérieur : les racines croissent.
L'élément dominant "de saison" est l'EAU. Ambiance de nuit, froide et humide (jours les plus courts). Systèmes des liquides du corps gouvernés par Svaddhistana (système génito-urinaire) et par le cycle lunaire (les marées, les règles). C'est le développement de la vie utérine (dans la poche des eaux pour le bébé), le calme des grands fonds.
Dans le silence de la nuit, le sens principal est l'ouïe, facilement liée à la peur (les sphincters lâchent ! "avoir froid dans le dos", "avoir les sangs tout retournés"). Les tissus osseux ("glacé jusqu'aux os") caisse de résonnance, réserve minérale, production de globules rouges, sont de "saison" avec les fonctions "Rein-sexe / vessie". C'est une saison d'état (par rapport aux saisons de mouvement) et de contraste : Noir et blanc ; froid et chaud ; ténèbres et lumière ; intérieur et extérieur...
La fête païenne de Noël vient de la nuit des temps. Elle manifeste la soif de lumière au coeur de l'hiver et la Félicité au fond de toute réalité.

Énergie de la nuit et de la profondeur

Il y a un profond mouvement de l'extérieur vers l'intérieur. Deux facteurs interviennent : présence massive de la nuit et action du froid qui rétracte à l'extérieur et condense l'énergie à l'intérieur. Cette énergie secrète, en action, rayonne en une clarté de l'intériorité. Dans le silence des profondeurs s'active l'inconscient et le supra-conscient. C'est un retour vers l'essentiel, vers le coeur des choses."
extraits de la documentation distribuée au week-end...

"Énergie lunaire, énergie féminine

Le Ha - Tha Yoga est le yoga des énergies complémentaires, lunaire et solaire. Le Tantrisme dit la même chose en employant le symbolisme du masculin et du féminin : Shiva et Shakti. Dans notre pratique, l'hiver est la période favorable pour prendre profondément conscience de la dimension féminine de notre être. Notre mode de vie (p. ex. l'électricité, maison...) a tendance à nous éloigner de cette énergie, de la nuit et du cycle lunaire. De même nous sommes très loin de la réalité massive de l'eau en nous. L'eau est à l'origine de la vie. Elle est, de loin, notre constituant principal. L'ambiance liquide est une sensation très particulière. Elle est à rejoindre et à faire vibrer dans toutes les relaxations et pratiques d'hiver. L'activation de la vessie par le bruit de l'eau qui coule est bien connue de toutes les mamans.
L'énergie féminine en nous, dans son affinité profonde avec la vie, est à redécouvrir en complémentarité avec notre énergie masculine. La sensibilité vitale et la richesse de la palette d'activations émotives sont l'apanage de notre féminin.
Le Yoga de la vibration sonore est directement lié à la spiritualité. Le son est à la racine de l'univers - le Big-Bang ! Dans notre pratique nous insistons sur le fait de sentir intérieurement la vibration (main sur le sternum pour commencer) de la voix parlée. Ceci pour le réaliser dans le quotidien comme moyen très concret d'une présence intérieure à soi-même (petit corps)... et au "grand corps". Le murmure est un moyen très riche pour chercher à faire vibrer telle ou telle partie du corps dans les postures."

Yoga et Postures


L’énergie de vie Fermez les yeux, retirez-vous au-dedans, allez ressentir les manifestations intérieures de vie : que ressentez-vous ? La chaleur intérieure ? les mouvements de la respiration ? le passage de l’air aux narines ? les battements du sang ? Le fourmillement de la vibration des cellules ?... Les possibilités sont nombreuses. Où en êtes-vous de cette descente dans la profondeur de votre corps vivant ? Où en est votre exploration ? «Par derrière il doit y avoir en nous quelque chose de plus vaste, plus profond, plus vrai ...» nous dit Sri Aurobindo. L’hiver est favorable a des plongées dans la profondeur et le programme vous indique des pistes simples dans ce sens.

Les équilibres et le dedans Les postures d’équilibre sont un bon chemin de perceptions intérieures. Elles nécessitent un important ajustement musculaire commandé par un dialogue extrèmement rapide des influx sensitifs qui informent et des influx moteurs qui commandent aux muscles. Elles invitent naturellement à une présence intérieure, si on veut participer à ce qui se passe au-dedans. Le calme mental laisse plus de place à cette intensité du fonctionnement nerveux. L’agitation mentale est immédiatement sanctionnée : l’équilibre ne tient pas. Chaque forme d’équilibre, debout, assis, à genoux, en fente, sur le flanc, à quatre pattes, inversé etc... aide à stimuler et à explorer du dedans des zones neuro-musculaires différentes et complémentaires.

Les étirements Les étirements produisent aussi l’occasion facile d’aller rechercher les sensations proprioceptives ou viscéroceptives. Selon l’intention choisie (ou inconsciente) ce sont les incidences musculaires, ou articulaires, ou ligamentaires, fasciales, osseuses etc... qui seront ressenties. Ces prises de conscience nouvelles, ces dévoilements des dessous de nos fonctionnements de surfaces peuvent jouer un grand rôle dans la création permanente de réseaux de neurones aux différents niveaux : plexus, moëlle épiniaire, cervelet, tronc, bulbe, cortex…

Les gestes ralentis Dans les mouvements ordinaires, la conscience intérieure a été depuis longtemps oubliée, noyée dans une masse d’habitudes au service de l’extériorité. Les gestes ralentis favorisent la démarche d’intériorisation essentielle au Yoga. Au début, aller deux fois plus lentement ne suffit probablement pas à entrer à l’intérieur. Avec l’intention d’aller ressentir au-dedans, chacun peut doser la lenteur qui permet de se connecter et d’inverser la direction des sens. Le geste d’élever les mains au dessus de la tête et de s’étirer vers le ciel, dans la salutation au soleil, se pratique ordinairement sur une inspiration. Après l’expire, mains devant la poitrine, tout le temps de l’inspire sera consacré à ressentir du dedans, les mains s’élever jusqu’au visage - pas de mouvement pendant l’expire et détente. Puis vivre le même rythme d’élevation par le dedans sur l’inspire - et la détente sur l’expire. Ce n’est qu’au bout du troisième inspire que l’étirement complet s’instaure... - même processus très conscient au retour. Le but n’est pas la lenteur mais la conscience intérieure. Ce type de pratique peut être vécu pour n’importe quelle posture. Il conduit à cette présence profonde dans son corps qui permet de se rendre compte que nous ne sommes jamais immobile : tout bouge en nous à différents niveaux. La vie est mouvement. «La posture est le mouvement ralenti à l’extrême» disait Roger Clerc.
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extrait de la documentation distribuée aux participants
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Tout est Possible et énergie musculaire :


L'Ambiance «Toutes Saisons», est l'ambiance centrale, l'ambiance source des 4 saisons. Nous y revenons du point du vue du passage de l'hiver au printemps, avec quelques lumières de la tradition chinoise. Celle-ci insiste sur les énergies vitales très concrètes de l'être humain. L'énergie rate est «l'organe trésor», l'énergie estomac «l'organe atelier».

Les animaux ont une forte dominante "vitale". Leur fonctionnement réactif au service de leur survie met en lumière le couple attraction-répulsion = «"sensation-émotion" / déclenchement musculaire». Chez l'homme le développement de la conscience mentale a perturbé, en surface, l'instinct vital.

Ce qui est central dans le couple "estomac/rate-pancréas", c'est ce fait de digérer les aléas de la vie. On peut donc y rattacher le plexus solaire dans son lien avec la gestion concrète des émotions quotidiennes et des conditions pour leur trouver une réponse par l'action, en bonne partie musculaire.
Quelqu'un qui «se fait du mauvais sang» va finir par avoir un ulcère d'estomac : notre tradition populaire contient des observations qui rejoignent celles de l'énergétique chinoise ! Selon les familles, les enfants disent «mal au coeur» ou «mal au ventre» pour parler de leur difficulté à digérer les moyens de transport rapides ou la mer... et chacun sait comment ça se termine : l'estomac est tout retourné !

L'énergie des grandes fonctions en nous :

«L'énergie estomac» est donc en lien avec les émotions ou les ambiances qui peuvent se manifester jusqu'à un dérangement digestif : hernies hiatales, allergies, tensions nerveuses, stress. On peut, heureusement, «avoir de l'estomac» et bien digérer les aléas de la vie.

Le mot "émotion" a souvent pris le sens d'émotion perturbatrice. Il n'a pas ce sens dans notre langage et notre démarche. Les émotions sont des mouvements d'énergies qui surviennent spontanément en réponse aux évènements de la vie. Elles font partie d'un jeu d'énergies essentielles à la vie. C'est notre ignorance et notre fonctionnement dans le "petit moi" mental (avec ses "j'aime - j'aime pas") qui explique notre difficulté à les dompter ("chevaucher le tigre") et nous les fait craindre. Le yoga va à la rencontre de ces tourbillons d'énergie par la prise de conscience des chakra (centres émotionnels - énergétiques). Ce qui nous affecte et suscite immédiatement des réactions d'énergie (neuro-hormonales) est à la racine de nos émotions. C'est par une conscience plus large, grâce à du recul, qu'on peut en devenir l'acteur au lieu d'en être le jouet. A nous d'entrer dans l'intelligence de ces mécanismes essentiels, qui stimulent les fonctions vitales.

L'émotion doit être au service de l'action. Il ne s'agit pas de «voir rouge» et de «foncer dans le tas» en courant comme un dératé, mais de «ne pas rester les deux pieds dans le même sabot». L'énergie «rate/pancréas» est là pour fournir les moyens de l'action. Son déséquilibre va provoquer des troubles du métabolisme du glucose (système d'alimentation des muscles en énergie), ou de l'anémie (mauvaise gestion des globules rouges et passivité) : la peau est blanche, il n'y a plus de goût pour l'action.


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Les éléments à assimiler :
Ambiance
Élément "feu de l'action"
Le guerrier
Agni : le feu sacré
Énergie des Chakra
Énergie et intelligence musculaire
La vue - visualisation - Yoga des yeux
"Foie - Vésicule biliaire"

L'Ambiance de saison :

Pour comprendre des aspects de notre fonctionnement énergétique, nous pouvons regarder ce qui se passe dans la nature (notre «grand corps»). Alors que durant l'hiver l'activité énergétique s'était tournée vers la profondeur et le dedans, au printemps cette énergie jaillit et exprime à l'extérieur ce qui vient de l'intérieur.

Printemps = action

«L'élément feu», (Têjas)- feu de l'action - symbolise cette saison, car le feu n'existe qu'en brûlant, qu'en agissant ! Le feu change la nature de ce qu'il brûle, tout comme l'action trans-forme (change de forme). Il produit lumière et chaleur, rend malléable ce que le froid durcit. Symbole de l'ardeur, de l'intensité, c'est Tapas en sanskrit, pour caractériser la pratique du yogi (voir les Niyama dans les Yoga Sutra de Patanjali). En français, un tempérament de feu désigne une personne très active. (Les chinois ont choisi un symbole plus bucolique comme "élément - mouvement" pour cette saison et parlent du rameau de verdure qui prolonge le bourgeon : élément «bois»).

Le guerrier

Dans la plupart des civilisations anciennes, l'homme d'action, c'était le guerrier (le chevalier, le samouraï, le guerrier peau-rouge ou africain...). On devient "guerrier" en passant par des rites d'initiation, des "épreuves" qui ont pour but, par l'intensité, de favoriser des changements d'état de conscience et donc une autre vision du monde. Le Mahâbhârâta, immense mythe dont un des chapitres est la Bhagavad Gîtâ, donne la situation de "guerrier" (Arjuna) comme celle qui est la meilleure pour suivre la voie de la spiritualité (représentée par Krishna). Dans le même esprit, le guerrier, selon Don Juan Matus doit "acquérir du pouvoir personnel", développer sa vigilance et activer son lien avec l'intention. Cette démarche est ici clairement une invitation à une rigueur avec soi-même. «Ce n'est qu'au prix d'un entraînement constant que notre pratique se stabilisera...» Dilgo Khyentsé Rimpotché.

Ardeur et lumière spirituelle : le feu sacré

Par son pouvoir, le feu a toujours été objet de fascination pour l'homme («la guerre du feu»). Dans le Rig Véda, Agni, le feu, est une de ces énergies universelles majeures chantée dans les hymnes. Surya, la boule de feu qu'est le soleil, dispensant à profusion lumière et chaleur, et par là, la vie, est également un des grands dieux védiques. C'est le symbole de l'illumination spirituelle (Sri Aurobindo - Le secret des Veda). Dans toutes les tentatives d'élévation spirituelle et d'ouverture à la réalité toute entière, le feu est toujours un des symboles les plus puissants (cierge pascal des chrétiens, cérémonies du feu dans toutes les religions - Agnihotra, rituel quotidien central de l'hindouisme…)

Énergie et intelligence musculaire

En l'homme, la capacité d'action transformatrice s'accomplit pour une bonne part grâce au système musculaire (45% du poids corporel !) et à l'alchimie du "feu digestif" comme dit la Hatha Yoga Pradipika.

Nous utilisons les muscles à chaque instant. Ils fonctionnent par des automatismes acquis dès l'enfance. L'entraînement musculaire en yoga est clairement régi par la conscience. Pour sortir de l'inconscience des habitudes, rejoindre avec acuité l'énergie musculaire localisée et dosée (=changer d'état de conscience) ; dosage intelligent de l'intensité, de plus en plus fort et de plus en plus subtil.
On peut ressentir
- l'état de tonus d'un muscle ou d'un ensemble de muscles (= il y a une excitation de base qui permet la contraction immédiate) ;
- l'état contracturé (= il y a contraction permanente exagérée et parasite ; le tissus musculaire devient fibreux, p. ex. la musculature du dos ou des épaules ou du cou... ) ;
- les différentes intensités d'énergie qui donnent différents niveaux de contraction ;
- les chaînes musculaires, en commençant d'un bout ou de l'autre ;
- les états de recharge en énergie, après la dépense d'énergie ;
- les degrés de détente musculaire pour faire cesser le tonus et bénéficier d'une régénérescence particulière du tissus musculaire.

Le croisement des forces musculaires du bas (les jambes) et des forces du haut (bras - thorax) s'effectue au niveau du ventre (le hara en japonais). Ce centre de force est appelé Manipura (cité des joyaux) en sanskrit. Le sentiment d'énergie d'action, avec le ventre pour centre, est éveillé particulièrement dans des postures du type "cavalier", ou dans les diagonales, ou dans les torsions... "
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L'Ambiance d'été :


L'été notre énergie, petit corps et nature, va à la périphérie du fait de la chaleur qui dilate, évapore, provoquant ainsi un mouvement d'expansion révélateur du subtil et symbolisé par l'élément "Air". Dans la nature la sève a une circulation très active pour favoriser la maturité des plantes qui assurent la croissance de leurs fruits. Sur 24h, l'été c'est la période de midi ; dans la vie d'un homme c'est l'âge actif, productif ; pour la femme enceinte, c'est le dernier trimestre de la grossesse : la maturation.

Dans notre fonctionnement biologique la chaleur provoque une dilatation des capillaires appelant une forte circulation du sang que doit gérer le coeur. Ceci contribue aussi à la régulation de la chaleur interne par une plus grande transpiration, génératrice de fraîcheur par l'évaporation.

Un aspect énergétique intéressant pour nous est l'alchimie du feu digestif. Par un processus de sublimation, la matière devient la substance de notre vie biologique. Il y a transmutation vers du plus subtil et c'est là, la clé de la "fonction intestin grêle". Le mouvement inverse : du subtil vers la réalisation concrète passe par l'action et donc par la musculature (abdominaux).

L'été c'est la joie, c'est la fête, c'est le coeur grand ouvert. Anahata, centre de l'homme, lieu de croisement des forces subtiles et des forces terrestres. Symbole : les deux triangles entrelacés, l'un pointe en haut, l'autre pointe en bas.

Les chaleurs !


Être très attentif aux phénomènes "chaleurs".
Distinguer et apprécier :
  • La chaleur qui vient du grand corps ;
  • la chaleur qui vient du feu digestif ;
  • celle qui vient du feu de l'action...
et dans chaque cas s'en servir spécifiquement pour rejoindre des plans plus subtils.
Il y a encore d'autres chaleurs à repérer : émotions, inflammations, fièvres...

L'énergie des grandes fonctions en nous :

"L'énergie coeur",


est liée à la capacité de passer à la vitesse supérieure par la chaleur de l'environnement et par l'action intense (Tapas) et par là au subtil. Inversement, captant les énergies supérieures, le coeur donne le courage et la force de les faire passer dans le concret : avoir du coeur au ventre ! Le sous-scapulaire, muscle de l'aile, fait la rotation interne du bras et la poussée vers l'arrière, paume des mains vers l'arrière (pour l'oiseau c'est le mouvement vers le bas pour brasser l'air et voler).

Les éléments à assimiler :


Ambiance
Élément "Air"
Le rayonnement
Le "physique subtil"
Énergie subtile
Le coeur, centre de l'homme
La circulation du sang
"Cœur - Intestin grèle".

extrait de la documentation distribuée aux participants

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